Une contribution de: Fernand Gallissian
L'implantation de la famille Gallissian à St Geniez est très ancienne : sans doute remonte -t-elle au 15ème siècle et peut-être même avant. Dans l'état actuel de nos recherches, le document le plus ancien attestant sa présence dans cette région est un acte notarié du 16/7/1543 (Réf : AD 04 2 E 5220 folio 362) concernant la division des biens d' Antoine Gallition, fils de feu Jacques du lieu de St Geniez , entre ses quatre fils Antoine, Charles, Jehan et Pierre.
Ce jour là, Antoine meurt en dictant son testament. Les 4 frères acceptent de bon gré le partage souhaité par leur père de ses biens immeubles, a savoir :
- à Antoine et Jehan , à parts égales, les biens de Redortiers, Banon et Montsalier.
- à Pierre, ceux de Feyssal et de St Geniez , au sud de la rivière du Vanson.
- à Charles, mon ancêtre , ceux de St Geniez , à l'est de la rivière.
Ils s'engagent par ailleurs à partager également toutes les charges de la succession et la pension de leur mère Marguerite Hugou.
Outre l'importance de son patrimoine foncier s'étendant sur de multiples paroisses, les premières dispositions testamentaires d'Antoine concernant ses funérailles nous renseignent sur son rang social : l2 prêtres pour la messe des funérailles et la messe chantée de la neuvaine, 3 trenteniers de messes à La Forest, St Geniez et Redortiers, 2 civayers de froment pour la lumière et la cire…
Très peu de temps après ce partage, Antoine, Jehan et Pierre décident de se regrouper et de gérer en commun l'ensemble de leurs biens pendant une période de 10 ans.
- Antoine épouse Honorade Raymond. On connaît 4 enfants de ce couple dont Claude qui sera consul de Redortiers en 1591.
- Jehan épouse Antoinette Lazare : 10 enfants.
- Pierre n'a pas de descendance connue .
Antoine et Jehan sont les ancêtres des nombreuses familles Gallissian que l'on dénombrera au cours des siècles suivants principalement à Redortiers, Banon et Simiane.
Charles , lui, demeure seul à La Forest, au Roucas Blanc ; On ne connaît pas le nom de son épouse de laquelle il aura 2 fils, Jean qui épousera Jeanne Reynier (4 enfants) et Antoine, sans descendance connue.
L'implantation de la maison familiale, en ce même lieu, apparaît avec précision , plus de deux siècles plus tard, sur la carte de Cassini et sous la dénomination " Galitian ". Charles est l'ancêtre des nombreuses familles Gallissian de la région de St Geniez, Abros , Entrepierres et plus généralement de nombreuses autres communes de l'arrondissement de Sisteron.
Au début du 19ème siècle, mon ancêtre Jean-Louis, troisième et dernier fils de Jean-Jacques, quitte St Geniez, abandonne le premier la profession d' agriculteur pour s'installer cordonnier à la Motte du Caire.
Fernand Gallissian
Les Gallissian du Roucas Blanc
La famille Gallissian de La Forest descend du même couple d’origine :
Charles Gallissian, né vers 1580 et décédé vers 1650, et Catherine Davin.
Deux fils nous sont connus :
Jean Gallissian, décédé avant 1671, épouse Lucresse Bonnete (c’est-à-dire Bonnet). Ensemble, ils auront trois enfants, qui tous épousent des Reymond.
Mathieu Gallissian, qui avec Sebille Richaud fonde une grande famille, dont le cadet de la cinquième génération Jean Baptiste Gallissian part s’installer à Abros.
À la génération suivante Jean Jacques Gallissian (ca1643-1723), époux de Louise Faudon, semble avoir été une personnalité fort appréciée en son temps. Pour preuve, la mention singulière et particulièrement exceptionnelle dont il est gratifié dans le registre des décès : ‘’(…) il est mort vers la minuit âgé d’environ quatre-vingts ans laissant après lui la bonne odeur d’un homme de bien qui le fait regretter des siens et généralement de tous.’’
Les Gallissian possèdent un nombre importants de biens : en 1729, Charles Gallissian (fils de précédent) possède autour du Roucas Blanc pratiquement 40 000 canes de terres, prés, jardins et bâtiments (1 cane = 4m2).
Le fils de Charles, Jean Paschal Gallissian, ménager, ne sait pas signer. Mais il sait faire fructifier son patrimoine:
En 1769, à l’âge de 44 ans, il achète en remboursement de dettes à Jacques Giraud, pour la somme de 473 livres 16 sols, des terres d’une contenance de 5629 canes, situées au Rochas Blanc et confrontes des siennes. Il les baille pour huit ans au même Jacques Giraud, pour une rente annuelle de 27 livres.
Le même jour, il achète pour 60 livres un bois situé au Rochas Blanc à Jean Louis Boureli.
Le lendemain, il achète pour 33 livres une partie de terre située au Rochas Blanc à Michel Peyron de Simon.
En janvier 1773, il achète de ce même Michel Peyron une terre inculte et buissière de 2400 canes, toujours au Rochas Blanc, pour la somme de 21 livres.
Graphique généalogique de la famille Gallissian du Roucas Blanc