La Famille Giraud

Petit Abros, St-Geniez, Roubine, Roucas blanc

Saint-Geniez:
une généalogie

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Familles anciennes

Les Giraud sont une famille bien représentée sur la commune de Saint-Geniez aux 17ème et 18ème siècles : il semble que 294 individus portent ce patronyme durant la dite période.
Lors du recensement cadastral de 1729, 12 chefs de familles propriétaires fonciers sont dénombrés :

Alexandre Giraud
Balthasar Giraud
Barthélemy Giraud
Benoit Giraud
François Giraud fils de Pierre
Jean Giraud à feu Charles
Jean Baptiste Giraud
Sr Jean Baptiste Giraud
Sr Joseph Giraud
Mathieu Giraud feu Louis
Michel Giraud fils de Barthélemy
Suzanne Giraud veuve de Benoît Gassend

Mais l’ensemble de ces Giraud ne se concentre pas au sein d’une même unité géographique, et diverses branches localement concentrées sont identifiables.

La Roubine

Les Giraud de La Roubine-Sourribes descendent du couple Jean Giraud – Marie Masse.

Graphique généalogique de la famille Giraud de La Roubine et Sourribes

Ils sont initiateurs :

- d’une première branche : Barthélemy Giraud épouse Clémance Brémonde, d’où 13 descendants connus.
- d’un fils consacré aux ordres
- d’une seconde branche : Jacques Giraud épouse Marguerite Richaude, d’où 63 descendants connus.
- d’une troisième branche : Mathieu Giraud épouse Marthe Fauchière, d’où 6 descendants connus, dont un fils consacré aux ordres et qui deviendra curé de Saint-Geniez.

Au sein de la seconde branche, différents couples vont à leur tour fonder de nouvelles branches.
 
Il y a par exemple Louis Giraud et Suzanne Ferrande. Six générations plus tard, l’un de leurs descendants sera boulanger sur la place de l’horloge à Sisteron.
 
Il y a Jacques Giraud et Jeanne Peirote qui ne mettront au monde que des filles, 5 en tout : l’époux de l’aînée s’installera sur les terres de ses beaux-parents, implantant les Gassend (cf. cette famille) à La Roubine.
 
Il y a Barthélemy Giraud et Catherine Bernard, dont un des trois fils sera également consacré aux ordres. Leur fille Suzanne et leur fils Michel feront des mariages croisés différés avec la famille Guilhen Davin d’Abros (cf. cette famille).
 
A la mort de Michel Giraud en 1746, l’aîné de ses fils Louis sera son héritier testamentaire. A ce titre, il devient débiteur du seigneur du lieu d’une dette pour laquelle il est obligé de demander une prorogation jusqu’en 1770. Il ne s’en acquittera finalement définitivement qu’en janvier 1772.
 
De plus, une partie des Giraud de La Roubine est à l’origine de la construction de la chapelle du lieu. Leurs descendants y seront ensevelis jusqu’en 1776. (Pour plus d'informations sur cet épisode, cf. Eléments historiques et photographies/ La Roubine)

Les inhumations dans la chapelle de La Roubine

Le Roucas Blanc:

62 individus composent la famille Giraud du Roucas Blanc, mais l’une des branches est marquée par l’incohérence. En effet, la descendance de Charles Giraud et de Jeanne Bonnet, telle qu’elle est pour l’instant présentée ici, est inexacte :

Graphique provisoire de la famille Giraud du Roucas Blanc

Charles aurait eu des enfants de 1649 à 1689 (!) et comme si cela ne suffisait pas, Charles serait décédé au plus tard en 1673!! Pourtant dans les actes de catholicité les quatre enfants sont expressément déclarés être issus de Charles et de Jeanne Bonnet. Il semblerait probant d’en déduire qu’il y a eu deux couples homonymes, sur deux générations différentes.
 
Du premier fils Pierre nous ne connaissons que six enfants, dont deux feront un mariage croisé dans la famille Bernard.
 
De deux des autres enfants Marguerite et Jean, nous savons qu’ils feront un mariage croisé dans la famille Masse.
Le cadastre de 1729 nous apprend de ce même Jean Giraud qu’il possède 25 pièces de terre différentes soumises à l’impôt pour plus de 40 livres et représentant une surface de plus de 30 000 canes sur le territoire du Rochas Blanc.

Terres de Jean Giraud

Une autre branche du Roucas Blanc est celle de Jean Antoine Giraud et de Benoite Martelle, composée de trois enfants : Jeanne, Marguerite et Claude, tous mariés.
 
A la génération suivante, Jean Baptiste Giraud possède de nombreux biens : 19 terres ainsi que des bâtiments, pour une surface totale de pratiquement 35 000 canes.
 
Mais avec son épouse Catherine Reymond, il aura neuf enfants, dont sept filles. Et alors que Jean Baptiste, en tant qu’héritier testamentaire de son père, est encore en train de payer à tempérament les dots de ses sœurs et de ses tantes, il lui faut également songer à doter ses propres filles.
Mais l’une d’elles ‘fautera’ et se retrouvera mère célibataire.
Pour éviter des frais, un mariage croisé est organisé pour les enfants de Jean Baptiste : son fils Jacques et sa fille Brigitte épouseront deux membres de la famille Burle de Vilhosc.
 
Au décès de Jean Baptiste Giraud en 1767, son fils aîné Jacques poursuit le paiement des dots.
Ne pouvant faire face, il s’endette peu à peu : emprunts, arriérés de paiements auprès de ses fournisseurs de semences, arriérés d’emprunts.
En 1769, il commence à vendre ses biens pour rembourser, tout en se réservant un droit de rachat sur dix ans. Mais c’est peine perdue, et il vend de plus en plus de terres.
 
En 1780, Jacques ne voit plus d’issue et se suicide en se jetant du haut d’une falaise. Ses derniers biens sont vendus aux enchères sur la place publique. Il laisse derrière lui une veuve et trois enfants. (Pour plus d'informations sur cet épisode, cf. Eléments historiques et photographies/ Le Roucas Blanc)

Le Petit Abros

Au Petit Abros, nous avons trois branches qui se côtoient.

Branche 1:

Pour son mariage en 1771, Catherine apporte en dot 400 livres par son père, 50 livres par sa mère. Le frère du futur époux donne à celui-ci tous ses biens évalués à 600 livres, dont il se réserve 70 pour ses plaisirs et volontés, ainsi que son entretient tant de vie que d’habit dans sa maison. Le futur donne à sa future 80 livres pour augment et 30 livres pour bagues et joyaux. Celle-ci lui donne 40 livres pour augment.

Les Giraud du Petit Abros, branche 1

Branche 2:

Alexandre Giraud a trois fils:
L’aîné François, lorsqu’il prend en 1770 en arrentement une terre avec hermas en bâtiment au quartier de l’Adrech, se déclare séparé de son père depuis environ dix ans.
Le cadet Benoit s’établit en père de famille sur les terres parentales.
Le puîné Jean Antoine épouse à Abros une Colomp de Chateaufort.

Les Giraud du Petit Abros, branche 2

Branche 3:

Une fille de Barthélemy Giraud, Elisabeth est servante chez Monsieur de Saint Geniès.
En 1770, elle baille à Joseph Bernard son beau-frère époux de Marie Giraud, 12 brebis, 8 agneaux et 8 chèvres, pour 8 années.
En 1772, étant prise de douleurs dans les membres, elle fait son testament comme suit: 3 livres pour la confrérie des Pénitents de Saint-Geniès, 3 livres pour Notre Dame de Dromon, 150 livres pour sa nièce Anne, 300 livres par moitiéé à ses neveux François et Joseph sur ses parts d’héritage de Barthélemy, 6 livres pour Françoise sa soeur consanguine. Le restant [?] à sa soeur Marie.

Les Giraud du Petit Abros, branche 3

Saint-Geniez

Les Giraud de Saint-Geniès sont bien moins importants numériquement que les autres branches, mais ils sont plus haut sur l’échelle sociale.
Mathieu Giraud est lieutenant de juge. Ses filles font de beaux mariages sur la commune de Venterol, et celle qui reste au village, Magdeleine, épouse le chirurgien du lieu.
Son fils aîné est notaire Royal en la commune voisine de St-Symphorien, tout en continuant à habiter Saint-Geniès. Son autre fils, Louys, partira pour Avignon.
Son petit-fils Joseph reprend la charge de lieutenant de juge de Saint-Geniès.
Les filles de celui-ci, Clere et Charlotte, seront nanties par un certain Agesillan Gaston de Grossoles de Clamarens, vicaire general du diocese de Bourges résidant à Paris, d’une rente annuelle de 450 livres chacune.

Les Giraud de Saint-Geniez