Les massifs autour de Saint-Geniez appartiennent aux préalpes, ou chaînes subalpines.
Durant toute l'ère secondaire, les sédiments marins se sont déposés sur la plate-forme érodée de terrains anciens, jusqu'à former les chaînes subalpines, à raison d'1/20e de mm de dépôt par an, sur une centaine de millions d'années.
Ces dépôts de roches sédimentaires alternent en niveaux calcaires et marneux. Et grâce à la diagenèse, les dépôts de vase deviennent des roches.

Les calcaires marneux noirs sont déposés par la mer au jurassique inférieur et moyen, et les marnes noires à l'oxfordien (jurassique supérieur). Les eaux de ruissellement en dessinent la structure au cours de l'érosion.


À la fin du jurassique, ce sont des calcaires gris clairs appelés barres tithoniques qui se forment.


Au crétacé, la mer dépose des bancs calcaires et marneux, avec alternance des deux types de sédiments.
La mer se retire à la fin de l'ère secondaire.

Le territoire de Saint-Geniez est composé de mésozoïque et de cénozoïque.
Les roches de l’ère mésozoïque sont principalement calcaires, allant du gypse au schiste argileux. Elles couvrent la période du trias jusqu’au crétacé inférieur.
Les roches de l’ère tertiaire sont toutes des sédiments érodés post-orogéniques, c’est-à-dire rattachées à un dépôt de molasse*. Ces dépôts datent de l’oligocène et du miocène.
La formation d’évaporite* de Sorine date du trias supérieur, et est donc la plus ancienne lithologie* du secteur de Saint-Geniez. Elle contient deux éléments : des couches de gypse d’épaisseurs variables et des cornieules*.
La formation calcaire du Mal Pas, datant du lias (jurassique inférieur), repose sur des sédiments du trias. Deux types de roches sont dominants : la texture grainstone (éléments jointifs à lithologie massive, dure, calcaire) et le schiste argileux, dont la coloration gris foncé indique une teneur importante en carbone.
La formation de schiste argileux de Saint-Geniez date de l’oxfordien (jurassique supérieur). Ce schiste noir, dur et compact est cependant fissile. Il contient du calcaire du dogger* et des nodules. Le dogger renferme souvent pyrite, calcite et noyau organique, peut-être d’origine diagénétique*.
Cette formation contient des ammonites* pyritisées, des empreintes, des rostres de bélemnites*, des rhyncholites*.
La formation calcaire de Dromon marque la fin de la sédimentation jurassique. Certaines couches contiennent des ammonites et aptychus*.
La formation calcaire du Pas de la Vache est assez semblable à celle de Dromon mais contient beaucoup moins de silice en grains fins.
Avis aux amateurs de fossiles: La commune de Saint-Geniez fait partie du territoire de la Réserve géologique de Haute-Provence, c’est-à-dire qu’elle est entièrement protégée : il est strictement interdit d’extraire toute forme d’intérêt géologique (fossiles, minéraux, …).

Une importante incohésion sépare le mésozoïque du tertiaire, tout comme des changements distincts dans la lithologie.
L'alluvionnement le plus ancien est la molasse rouge de trainon de l’oligocène. Cette formation contient du mudstone*, du schiste argileux, des marnes limoneuses, des grès, des paléosols*. La plupart de ces couches sont minces (50 à 150 mètres d’épaisseur).
La molasse verte du Vanson date du miocène : d’une transgression marine dans le golfe de Digne résultent ces dépôts riches en glauconite*. La lithologie est dans l’ensemble assez friable et susceptible de se désagréger.
| Ères | Âge en millions d'années |
Périodes |
| Tertiaire |
5,1 24,6 38 54,9 65 |
Pliocène Miocène Oligocène Eocène Paléocène |
| Secondaire |
144 213 248 |
Crétacé Jurassique trias |